Usine de méthanisation

Feu vert au méthane

 

Le projet d’exploitation d’une usine de valorisation des matières organiques par méthanisation était présenté au conseil municipal, mercredi soir, pour avis sollicité par la préfecture de Charente-Maritime. C’est Marie-Joëlle Lozac’h-Salaün, adjointe chargée de l’environnement, qui avait la charge de présenter le projet aux élus, en présence de Thierry Bouret, exploitant agricole à Saint-Pierre-d’Amilly porteur du projet (SAS Aunis Biogaz), et de Cédric Boizeau, responsable du développement économique à la CdC Aunis Sud.

Le site l’usine de méthanisation, au Bas-Fief des Fosses, devrait s’étendre sur une surface de trois hectares, sur la commune de Surgères. Les résidus de la méthanisation seront stockés sur quatre communes, à raison de 7 000 mètres cubes à Breuil-la-Réorte, 1 000 mètres cubes à Vouhé, 2 000 mètres cubes à Péré et 2 000 mètres cubes à Saint-Pierre-d’Amilly. Saint-Georges-du-Bois accueillera le stockage des cultures intermédiaires à vocation énergétique, entre des murs spécialement construits à cet usage. Un projet de dimension supra-communale, qui nécessitera la requalification de la voirie communale pour supporter le passage de 30 camions par jour qui approvisionneront l’usine.

Parmi les risques évoqués – explosion de méthane et inhalations toxiques – qui pourraient en résulter, Thierry Bouret s’est voulu rassurant : « Les risques sont très improbables compte tenu de la maîtrise du projet imposée par l’administration. »

Le conseil municipal a émis un avis favorable à l’unanimité. Cependant, « une année d’étude est encore nécessaire pour finaliser le projet, selon Thierry Bouret, et les travaux ne devraient pas commencer avant 2019 ».

En chiffres, le projet représente 40 000 tonnes de biomasse traitées en provenance de 21 exploitations agricoles et d’une industrie agroalimentaire locale ; 36 000 tonnes de digestat issues de la méthanisation, soit un apport de 55 tonnes d’azote provenant de biomasses externes, soit le substitut de 124 tonnes d’engrais minéraux ammonitrates ; 1 803 300 normo-mètres cubes par an de biométhane renouvelable soit l’équivalent du chauffage de 2 484 foyers.

Le biométhane injecté directement dans le réseau GRDF représentera 25 % de la consommation en gaz de ville de Surgères, soit une économie de 5 709 tonnes équivalent de CO2 par an.

Le montant de l’investissement est de 8,5 millions d’euros, dont deux millions de subventions de la région Nouvelle-Aquitaine et de l’Ademe. Quatre emplois à temps plein seront créés.

Article du sud ouest publié le 17/06/2017